Enfant sauvage
Cet article est une ébauche à compléter concernant la psychologie, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant. Les enfants sauvages sont des enfants qui, perdus ou abandonnés, ont vécu à leur plus jeune âge, reclus de la société, à l'écart de tout contact humain. Certains enfants sauvages ont été rejetés par leurs parents pour cause de grave handicap physique ou mental. D'autres enfants ont vécu de graves traumatismes avant d'être abandonnés.
Il existe de nombreux récits de cas d'enfants élevés (ou ayant été élevés) par des animaux sauvages. Ces récits évoquent des loups, des ours ou d'autres animaux hostiles, ayant adopté un enfant comme l'un des leurs. Les cas documentés les plus abondamment et par des témoins compétents voire des scientifiques, sont au nombre de 5 ou 6 parmi la cinquantaine de cas recensés depuis le xive siècle.Il existe des cas, bien plus rares, d'enfants élevés par des herbivores (antilopes en Afrique). La différence de résultat entre enfant élevé par des omnivores ou carnivores et enfant élevé par des herbivores permet de se poser de très bonnes questions, sur le lien entre comportement alimentaire et comportement social. Dans le cas d'enfants élevés par des herbivores, il faut noter l'adaptation posturale à la course.
L'expression enfant sauvage est apparue dans le rapport de police de Guiraud et Constant de Saint-Estève relatant la première et la seconde capture du « sauvage de l'Aveyron ». La psychologie s'est intéressée au cas de ces enfants pour discuter les rapports entre culture et nature (quels apports culturels nécessite un petit d'humain pour devenir un humain ?) et pour discuter la place du déterminisme précoce dans l'ontogénèse. Mais les informations extrêmement fragmentaires sur leur vie antérieure (âge de l'abandon, durée de celui-ci, capacités acquises au moment de l'abandon...) font que les enfants sauvages ne constituent pas véritablement des cas permettant de discuter scientifiquement ces questions.
Les rapports, abondamment discutés et qui ont servi de sources à des livres ou à des films, sont en particulier ceux concernant : Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron, décrit par Jean Itard (cf. le film de François Truffaut) qui a tenté d'effectuer une rééducation comme pour un enfant sourd, sans grands résultats ; Amal et Kamala, les fillettes-louves, décrites par le révérend Singh et le Dr Sarbadhicari qui les ont prises en charge de manière intuitive, sans pouvoir leur apprendre véritablement à parler. Ils ont souvent été considérés comme des enfants oligophrènes mais des ébauches de modification de leurs comportements, dans le cadre des techniques de « dressage » qui ont souvent été employées, montrent une certaine reprise de leur évolution sans que des démarches autonomes d'apprentissage se manifestent. Les enfants sauvages ont d'insurmontables difficultés pour apprendre à parler.